Point sur la situation en Indonésie

02.06.2006
 

Sur les 274 maisons que Lafarge s'est engagé à construire dans le village de Lamkruet en Indonésie, soixante maisons ont déjà été construites et livrées aux propriétaires pendant une cérémonie de « remise des clés ». Soixante autres maisons sont en cours de construction à Aceh. Grâce au Programme de Volontariat Lafarge Aceh (LAVP), 50 employés de Malaisie, d'Angleterre, du Kenya, de France, d'Allemagne, d'Irlande, du Japon, du Brésil et même d'Indonésie sont venus apporter leur aide.

La rénovation des sept mosquées est aujourd'hui terminée. La plus grande des sept, l'ancienne mosquée Ulee Lheu, a eu besoin d'un soin particulier : le gouvernement s'est impliqué dans sa réhabilitation afin de s'assurer de la sauvegarde de ce patrimoine.

La clinique mobile du Groupe poursuit ses tournées. Une troisième tournée a été ajoutée aux deux initialement prévues chaque semaine. Plus de 3 000 personnes ont déjà bénéficié de cette structure. La clinique mobile propose également des sessions d'information mensuelles sur des questions de santé, y compris sur l'amélioration des conditions sanitaires, pour les habitants des villages.

4 500 lots de papeterie, livres, sacs à dos et autres fournitures scolaires ont été donnés aux élèves des écoles élémentaires et secondaires. Un cinéma mobile sera bientôt prêt pour faire le tour de dix écoles élémentaires afin de diffuser des vidéos éducatives.

80% des 300 personnes formées par Lafarge ont trouvé un emploi aujourd'hui. Elles travaillent dans la construction, les plantations ou avec des ONG. Cent autres villageois ont reçu une formation en mai 2005, axée sur les compétences entrepreneuriales et le conseil sur la création d'entreprise. D'autres programmes sur l'apprentissage de la couture et des arts culinaires ont été mis en place pour les femmes.

Les installations de Lafarge Aceh sont aussi en cours de réhabilitation. Le terminal d'ensachage de Lhoknga devrait être opérationnel en juin 2006. Le port, quant à lui, est de nouveau prêt à accueillir les bateaux. Quand le terminal d'ensachage sera fonctionnel, le ciment en vrac sera directement transporté par bateau de Langkawi (Lafarge Malayan Cement) pour être distribué sur le marché de la région d'Aceh.

193 collaborateurs et sous-traitants de Lafarge travaillant dans notre cimenterie d'Aceh ainsi que de nombreux membres de leurs familles ont disparu lors du tsunami en décembre dernier. Le Groupe s'est immédiatement mobilisé pour dispenser les premiers secours et apporter aux survivants toute l'assistance nécessaire. Il s'est ensuite engagé dans des projets d'aide à plus long terme. Il a également confirmé la reconstruction de son usine de Banda Aceh.
Voir le diaporama.
Voir des images de notre usine.

Bernard Kasriel, Directeur Général de Lafarge, a annoncé le 7 juillet 2005 un investissement de 90M$ pour la reconstruction de l'usine d'Aceh, au Nord de Sumatra, en Indonésie - les coûts finaux devant être conformes aux estimations actuelles.

La nouvelle usine, équipée des technologies les plus modernes, sera dotée d'une capacité de production d'environ 1,6 millions de tonnes et devrait être opérationnelle mi-2007. Elle contribuera à la reprise de l'activité économique du Nord de l'île, particulièrement touché par le tsunami, et s'inscrit dans la démarche d'accompagnement du Groupe auprès de ses employés, sous-traitants et des communautés locales.

« Nous sommes présents depuis longtemps en Indonésie et voulons, au-delà de l'urgence, soutenir les populations touchées et continuer à contribuer au développement économique de ce pays, où les besoins de reconstruction sont immenses » a expliqué Bernard Kasriel, sur place, le 7 juillet 2005.

Bernard Kasriel a inauguré le même jour le port de Lhoknga un terminal flottant utilisé pour décharger le ciment importé par Lafarge depuis sa filiale en Malaisie, afin de répondre aux besoins en ciment de la région de Banda Aceh. Ce terminal permet de livrer jusqu'à 1.600 tonnes de ciment par jour, en attendant la reprise d'activité de l'usine.

Le Groupe Lafarge poursuit également d'autres projets dans la région dont le programme de reconstruction de 500 maisons, d'une école et d'une mosquée à Lamkruet.

Schéma de maison

Six mois ont passé depuis la catastrophe du 26 décembre, et les équipes de Lafarge en Indonésie, avec le soutien du groupe, poursuivent leurs actions en faveur de la reprise de la vie et des activités.

Car la vie redémarre et la reconstruction est en marche… A la cimenterie de PT Semen Andalas, les efforts constants des collaborateurs ont permis une réelle transformation. La phase de nettoyage du site est quasiment terminée. Les équipes se concentrent sur le port et préparent la mise en service du terminal flottant, qui desservira le marché de la province d'Aceh.

Les projets financés par les dons des collaborateurs et des sociétés du Groupe (650 000 euros ont été collectés) se concrétisent :

  • Le centre de formation aux métiers du bâtiment a déjà accueilli 192 participants, qui sont aujourd'hui employés dans les différents projets de reconstruction dans la région.
  • Les mosquées des villages de Lhoknga, Lampuuk et Lampaya sont en cours de rénovation et la restauration de trois autres mosquées voisines va bientôt commencer.
  • La clinique mobile est prête à redémarrer : l'ambulance, les équipements et les médecins sont sur place. Les premiers soins seront dispensés aux mères et aux enfants déplacés et temporairement logés dans des camps.
  • 2500 écoliers de la province d'Aceh vont bientôt recevoir des cartables et du matériel scolaire. Ces achats ont été menés en partenariat avec l'école internationale de Jakarta et l'association des femmes américaines de Jakarta.

Le groupe s'engage par ailleurs dans un programme humanitaire de plus grande échelle pour reconstruire 500 maisons dans deux villages proches de son usine. La région d'Aceh a été très durement frappée par le tsunami et a vu ses zones côtières complètement dévastées. Avoir un logement sûr et durable est un besoin prioritaire. Lafarge, en tant qu'acteur économique local, mais aussi en tant qu'entreprise consciente de sa responsabilité sociale vis-à-vis des communautés qui l'entourent, a décidé de contribuer directement à cet effort de reconstruction. Le programme, mis en place, vise à reloger les propriétaires d'origine déplacés après le tsunami, pour lesquels avoir un logement sûr. Pour sa réalisation, Lafarge vient de signer un accord avec trois ONG aux compétences complémentaires : Dompet Dhuafa, ONG locale, proche des villageois et des autorités locales, Atlas Logistique, ONG française spécialisée dans la logistique et Habitat For Humanity, ONG internationale reconnue pour son expérience de la construction de maisons à bas coûts pour des personnes aux revenus modestes. Les communautés locales ont été consultées sur la conception et le design de ces maisons, d'une superficie de 36 m2, respectant les standards gouvernementaux et les normes anti-sismiques. La première maison, qui a commencé à sortir de terre le 6 juin dernier, sera achevée d'ici la fin du mois de juin. La construction de 300 maisons à Lamkruet, qui constitue la première phase du projet, devrait être terminée en mai 2006. Les villageois et les acteurs locaux sont étroitement impliqués : ils seront rémunérés pour leur travail et bénéficieront d'une formation pratique à la construction.



Un nouveau séisme d'une magnitude de 8,7 degrés s'est produit lundi vers minuit (heure locale) en Indonésie occidentale, au Sri Lanka et sur les côtes indiennes.
Nous avons eu des nouvelles rassurantes de nos collaborateurs de Sumatra et de leurs familles qui n'ont pas été touchés par ce séisme.

Cela fait maintenant presque trois mois que le tsunami a ravagé Aceh et le site de Lafarge en Indonésie, PT Semen Andalas. Après le temps des premiers secours, les équipes sur place se concentrent sur la reprise de la vie et des activités locales : assistance aux collaborateurs, nettoyage du site de l'usine, reprise de l'alimentation de la région d'Aceh en ciment, identification de projets de reconstruction d'équipements collectifs et de logements.

Sur les 625 membres du personnel, 424 sont sains et saufs et 201 sont décédés ou portés disparus, 326 familles ont vu leurs maisons totalement ou partiellement détruites. Ce bilan est tragique, les besoins sont gigantesques et la mobilisation du Groupe, au-delà de l'assistance financière et psychologique immédiate, est entièrement tournée désormais vers la reconstruction, tant attendue.

Un élan de solidarité sans précédent de la part des collaborateurs et des unités du Groupe a permis déjà de collecter environ 600 000 € . Ces dons vont contribuer à financer les différents projets de reconstruction que l'équipe sur place, en lien avec le Groupe, a la responsabilité d'identifier et de superviser des projets centrés sur la vie et les équipements communautaires, dans un rayon de 5 à 10 km de l'usine :

    - l'aide à la rénovation de quatre mosquées ;
    - l'achat de mobiliers et fournitures scolaires pour plusieurs écoles ;
    - le redémarrage de la « clinique mobile », qui avait été mise en place par l'usine pour les besoins des communautés locales, et l'achat d'une ambulance ;
    - des accords avec le « Labour Department » pour l'organisation, la logistique et le financement partiel de formations rapides (construction, gardiennage, etc..)
    - un projet de création d'un centre de formation aux métiers du bâtiment

Un projet de reconstruction à plus grande échelle d'un village de plusieurs centaines de maisons avec des équipements communautaires. Des discussions sont en cours avec des ONG pour définir un projet commun et bénéficier de leur expertise en matière de reconstruction. Cela prend du temps car nous nous efforçons de bâtir le projet qui corresponde au mieux aux besoins des populations.

Le nettoyage du site de la cimenterie a commencé, et nous restons plus que jamais mobilisés pour assurer le redémarrage de l'activité.
Cependant, le Groupe n'a jamais cessé son activité en Indonésie grâce à la mobilisation de nos équipes en Malaisie, qui alimentent la province d'Aceh à partir de leurs sites, et par bateau.



Les équipes indonésiennes du groupe, en relation avec les communautés locales et les ONG continuent d'identifier les besoins majeurs pour la province d'Aceh : reconstruction de maisons, d'écoles, de cliniques et d'orphelinats. Une dizaine d'autres projets sont à l'étude parmi lesquels la création d'un centre de formation aux métiers du bâtiment pour aider au redémarrage de l'activité économique, crucial pour l'avenir, en attendant le redémarrage de nos activités dans la zone.

Cet effort d'aide à la reconstruction s'inscrit dans le long-terme, les dons reçus à ce jour et ceux à venir seront très utiles pour recréer un tissu de vie et d'activité autour de la cimenterie et à Nord Sumatra.

Après la phase de mobilisation d'urgence, les équipes locales de Lafarge en Indonésie s'organisent pour le moyen-terme.
Les 450 collaborateurs et leurs familles, qui étaient hébergés dans un centre à Medan, sont revenus à Banda Aceh où Lafarge a également mis à leur disposition une structure d'accueil.
Le nouveau bureau aménagé à Aceh organise la reprise progressive d'une activité commerciale et planifie les actions pour la reconstruction de l'usine.
Des contacts ont été établis avec les autorités locales et plusieurs ONG pour identifier des projets de reconstruction.
La dotation d'un million de dollars faite par le groupe a permis de financer l'aide d'urgence.
Les dons des collaborateurs et sociétés du groupe, qui s'élèvent à ce jour à 130 000 €, vont contribuer à la reconstruction de logements pour les employés en Indonésie et au soutien aux communautés locales.

A ce jour, sur les 625 collaborateurs de Lafarge travaillant dans notre usine de ciment d'Aceh, 416 ont été retrouvés saufs (dont 8 sont blessés), 13 sont décédés et l'on est toujours malheureusement sans nouvelles de 196 personnes, en dépit de notre mobilisation immédiate et notre aide continue sur le terrain.

A ce jour, sur les 625 collaborateurs de la cimenterie d'Aceh, 362 ont été retrouvés sains et saufs, 8 sont blessés, 3 sont décédés et l'on est sans nouvelles de 252 personnes. Après les premiers secours, l'équipe sur place recherche activement des solutions de logement plus pérennes pour les collaborateurs et leurs familles.

Le centre d'hébergement de Medan, qui accueille près de 450 collaborateurs et leurs familles, avait été loué pour reloger en urgence. Il est situé à 600 km d'Aceh, donc très loin des anciens lieux d'habitation des collaborateurs, et devra être progressivement restitué à ses propriétaires. L'équipe de Lafarge sur place recherche activement des solutions et vient de localiser un nouveau lieu d'hébergement à Aceh d'une capacité d'environ 500 places.

L'accès au site de la cimenterie reste toujours problématique en raison de la destruction des principales infrastructures et des conflits qui sévissent dans cette zone. Malgré cela, le démarrage de l'évaluation technique du site est programmé dans les prochaines semaines.

Bernard Kasriel, directeur général de Lafarge, s'est rendu à Medan et sur le site de la cimenterie d'Aceh, la semaine dernière pour exprimer la solidarité du groupe. A son retour, il a témoigné de l'état de détresse et de désolation qui règne sur place, et s'est dit très impressionné par l'implication et le formidable travail mené par l'équipe locale.

Les efforts nécessaires au retour d'une vie normale vont maintenant se faire dans la durée.

La cellule de crise locale à Medan a été renforcée et à Paris, un chef de projet a été nommé au sein de la direction des ressources humaines pour coordonner l'appui aux unités victimes de cette tragédie.

Les collaborateurs du groupe ont manifesté leur solidarité et leur générosité par un afflux de dons sur les comptes créés par Lafarge à travers le monde.


Le tremblement de terre et le tsunami consécutif qui ont frappé l'Asie du Sud dimanche 26 décembre 2004 ont fait de nombreuses victimes parmi les collaborateurs de Lafarge en Indonésie. Le groupe a immédiatement débloqué 1 million $US et mis en place un système de collecte des dons des collaborateurs.

Lafarge a des sites industriels au Sri Lanka, aux Maldives, en Inde, au Bangladesh, en Thaïlande, en Malaisie et en Indonésie.
Les opérations en Inde, en Thaïlande et au Bangladesh n'ont pas été touchées; elles l'ont été partiellement aux Maldives mais tous les collaborateurs et sous-traitants du groupe sont saufs. La zone où le groupe opère au Sri Lanka a été sévèrement touchée mais nous ne déplorons aucun décès parmi nos collaborateurs. En Indonésie, les collaborateurs et sous-traitants de l'usine de ciment d'Aceh, située à 25 km à l'ouest de Banda Aceh, ont été terriblement éprouvés par le désastre.

Le complexe de 35 logements de l'usine, qui se trouve à environ 500 mètres de l'usine, au bord de la mer et qui abritait environ 100 collaborateurs et leurs familles a été complètement détruit. Des 625 collaborateurs de l'usine, 280 ont pu être localisés à ce jour grâce aux équipes de recherche et de sauveteurs mises en place immédiatement. Dix d'entre eux étaient blessés et reçoivent actuellement des soins médicaux à Medan. 341 collaborateurs sont toujours portés disparus.

Les premières inspections ont confirmé des dégâts importants dans toutes les parties de l'usine et du port.

L'équipe Lafarge en Indonésie a déployé un plan de sauvetage dès l'annonce de la catastrophe le dimanche 26 décembre :

  • L'équipe d'Indonésie a mobilisé une équipe de sauvetage et du personnel médical transportés immédiatement à Banda Aceh. Dès le 27 décembre et malgré les difficultés d'accès, cette équipe a pu atteindre le site et déterminer les mesures à prendre. Elle a pu ainsi fournir très tôt des soins médicaux, des abris, de la nourriture et de l'eau aux survivants. Deux équipes opérationnelles sont actuellement sur le site de l'usine. La première se consacre exclusivement à la recherche des survivants dans les montagnes environnantes pendant que la seconde équipe effectue des recherches autour de l'usine et des logements des collaborateurs.

  • Près de 450 personnes (employés et familles) sont déjà hébergées dans le centre mis en place pour ceux qui le souhaitent, à Medan, la ville la plus proche de Banda Aceh. Un support médical et une écoute leur sont dispensés.

  • Des équipes médicales et para-médicales oeuvrent sur chacun des lieux où nos équipes de secours sont installées. Un ravitaillement en eau, vivres, médicaments et biens de première nécessité, est assuré par camion et par deux vols quotidiens affrétés par la direction de Lafarge en Indonésie 48 heures après la catastrophe.
Le pilotage de la crise est assuré depuis Medan et Djakarta, en coordination avec les équipes sur site. Au siège du groupe, à Paris, une cellule de crise a été mise en place pour coordonner l'aide apportée. Lafarge a immédiatement débloqué 1 million US$ pour l'aide de première nécessité aux pays touchés par la catastrophe. De plus, le groupe a mis en place un système global de collecte des dons des collaborateurs qui souhaitent contribuer. Les propositions d'aide de la part des collaborateurs de tous les pays ont afflué. Certaines unités du groupe ont également pris des initiatives locales de solidarité.

En mémoire des collaborateurs disparus et en union de pensée avec les survivants qui sont dans la détresse, des manifestations sont organisées sur chaque site du groupe.
Contacts
Stéphanie Tessier
directeur de la communication externe groupe
Tél : 33-1 44-34-92-32
stephanie.tessier@lafarge.com