Le pont Hassan II, le trait d’union entre Rabat et sa banlieue

Le pont Hassan II, c'est d'abord un ouvrage d’art destiné à connecter la capitale marocaine, Rabat, et sa voisine Salé, située sur l'autre rive du fleuve Bouregreg. C'est aussi une promenade piétonne, qui transforme le pont en un espace public partagé, « un engagement social entre ville et banlieue », selon son architecte, Marc Mimram. C'est enfin une réalisation technologique innovante et une réussite esthétique... en béton Lafarge.

05.08.2013
 

De part et d'autre de l'embouchure de l'oued Bouregreg, Rabat, la capitale du Maroc, et Salé l'industrieuse se sont toujours regardées sans se mêler, seulement reliées par un pont vieillissant limité au trafic routier.

 

Les deux villes font désormais partie d'un vaste projet de rapprochement et de développement, l'aménagement de la Vallée du Bouregreg. La première phase, baptisée Bab el Bahr (Porte de la mer), comprend la création d'une ligne de tramway reliant les deux agglomérations, la modernisation des routes et la réalisation de liaisons permettant les circulations "douces" (piétons et cyclistes).

 

Au centre de ce projet, le pont Hassan II, inauguré le 19 mai 2011 par le roi Mohammed VI. Long de 1,2 km et large de 46 m, il est composé de trois tabliers. Deux sont consacrés à la circulation automobile ; le troisième, réservée au tramway, abrite également, sous sa plateforme servant de toit, une voie pour les deux-roues et une promenade piétonne. L'équipement public devient également lieu public !

 

Un béton hautes performances pour une infrastructure exceptionnelle

Sur le plan technique, le pont se distingue par sa conception, sa construction et sa technologie innovante, utilisée pour la première fois au Maroc. Construit en béton haute performance fourni par Lafarge, il est mis en tension par des câbles intérieurs et extérieurs. Les semelles, enfouies à 14 m en dessous du niveau de l'eau, ont nécessité 40 000 m³ de béton.

 

Nous avons également fourni les 20 000 m³ de béton de la structure, exceptionnelle par sa finesse architecturale et son intégration à l'environnement.

 

« Sur place, dans la lumière de la vallée du Bouregreg, avec le maître d'ouvrage, nous avons choisi la meilleure finition, celle qui réagit le plus délicatement avec l'environnement construit du site, l'horizon géographique du fleuve, la douce lumière de la vallée, explique l'architecte Marc Mimram. Ainsi, le pont ne s'affranchit pas du site ; le béton clair lui donne une matérialité réactive, en dialogue avec les lumières et les orientations ». Autant d'atouts qui ont valu à Marc Mimram de recevoir le prestigieux Grand Prix d'architecture Aga Khan 2013.

 

Rabat et Salé vont désormais pouvoir vivre ensemble.

 

Pour préfabriquer les arcs de grandes dimensions, très élancés, l'architecte a demandé au Centre de recherche Lafarge de l'Isle-d'Abeau, en relation avec Lafarge Maroc, de mettre au point une formulation de béton particulière, pour sa résistance comme pour son aspect. Il a été fabriqué à partir de ciment « prise mer » blanc produit par l’usine du Teil (Ardèche), auquel ont été ajoutés des granulats de roches calcaires, du sable de dune de Kénitra et de la fumée de silice gris clair.

L'architecte Marc Mimram a reçu le Grand Prix Aga Khan 2013 pour le pont Hassan II à Rabat. Un ouvrage d'exception qui relie la capitale marocaine et sa banlieue en beauté, grâce à notre béton !